La vengeance de Voldemort
Plusieurs jours étaient
passés. Les journées passaient rapidement, dans la joie et la bonne humeur,
partagées entre les jeux dans la Salle Commune, les petits matchs de Quidditch,
mais aussi...des devoirs. Harry voyait bien que ses amis se donnaient du mal
pour lui changer les idées. Si bien qu’il s’efforçait de faire bonne figure,
devant ses amis. Mais, il n’en restais pas moins préoccupé. Hermione passait
une bonne partie de ses journées, consacrées à des recherches, dont elle
refusait d’en parler à ses amis, à la bibliothèque, tandis que Ron et Harry
restaient avec les autres Gryffondor.
Ron et Harry avaient trouvés, depuis le début de l’année,
une nouvelle occupation qui consistait à dresser Coq. Les premiers essais
s’étaient révélés laborieux. Ils étaient plus souvent obliger de lui courir
après que de le dresser, à la plus grande irritation des autres hiboux de la
volière, qui observaient d’un air dédaigneux, le manège. Finalement, après
trois mois de travail, Hedwige, qui perdait rapidement patience devant le
ridicule Coq, s’était habituée à l’intercepter, si bien que Coq, lassé de se
faire attraper par Hedwige, se rendait, à présent, sans discuter.
“- On commence à en obtenir quelque chose, au moins !
soupira Ron, alors que tous les deux marchaient vers la volière.
- C’est pas trop
tôt ! Maintenant, il ne restera plus qu’à lui faire perdre cette manie de se
faire annoncer et à foncer sur les gens ! remarqua Harry. Tu sais, quand tu m’a
écrit, avant de venir me prendre chez les Dursley, cet idiot est aller se
fracasser sur l’oncle Vernon, qui était déjà furieux.
- Quel abruti,
celui-là ! Franchement, je me demande ce que je vais en faire, de Coq. Il ne
fait que des bêtises ! marmonna Ron. C’est désespérant ! Enfin, maintenant, on
n’a plus besoin de lui courir après, c’est déjà ça !
- Mais comme tu
ne lui as pas fait répéter les exercices depuis le début des vacances de Noël,
il y a de fortes chances pour que Coq recommence son manège ! observa Harry, en
ouvrant la porte donnant à la pièce circulaire. Oh ! Oh !
- Quoi “Oh ! Oh
!” ? s’inquiéta Ron, en entrant à son tour dans la pièce.
- On risque
d’avoir un problème pour le faire répéter car ni Coq, ni Hedwige, ne sont là !
expliqua Harry. C’est bizarre, ça ne ressemble pas à Hedwige de sortir en plein
jour, quand elle n’a pas de courrier à apporter !
- Ils sont
peut-être allés chasser ? suggéra Ron, en haussant les épaules.
- En plein jour ?
rétorqua Harry, sceptique. Et surtout qu’elle soit partie avec Coq...?
- Qui te dit
qu’ils sont partis ensemble ? remarqua Ron.
- Je sais pas !
- Il y a un moyen
tout simple de le savoir, c’est d’aller voir Hagrid ! Comme il est toujours dans
le Parc, il y a des chances pour qu’il ait vu l’un ou l’autre de nos hiboux !
On va le voir ?
- Allons-y !”
Tous deux ressortir de la volière et prirent le chemin du
Parc. Ils évitèrent Peeves qui essaya de les bombarder de craies et sortirent
rapidement du château et traversèrent l’étendue enneigée du Parc, jusqu’à la
cabane de Hagrid, où Crockdur, le molosse de Hagrid, somnolait devant la porte
“- Bonjour Hagrid ! le saluèrent-ils en le rejoignant
dans son potager.
- Salut tous les deux
! Tiens, Hermione n’est pas avec vous ? demanda Hagrid, en cessant de déneiger,
inutilement d’ailleurs, son potager.
- Non ! Elle
travaille ! remarqua Ron.
- Hum ! Alors,
vos vacances se passent bien ?
- Très bien !
répondit Harry. Aujourd’hui, on comptait reprendre le dressage de Coq, le hibou
de Ron, mais on ne sais pas où il est ! Ni Hedwige non plus, d’ailleurs ?
- Ah bon ? Vous
ne les aviez pas envoyer chercher du courrier ?
- Non ! Pourquoi,
vous les avez vu ?
- Pour sûr que je
les ai vus ! Vos deux chouettes sont passés par là, il y a...un peu plus d’une
semaine. Mais, les voyant partir ensemble, je pensais que vous les aviez
envoyer porter du courrier !
- Ah ! Ben, merci
du tuyau ! Au fait, pourquoi vous dégagez votre potager alors que, à tous les
coups, il va neiger ce soir ?
- Comme ça ! Je
vous offre quelque chose à boire, à manger ?
- Non ! Non !
C’est bon ! On vient juste de sortir de table ! assura Ron, en claquant des
dents.
- Vous feriez
mieux de rentrer au château, ou vous allez prendre froid ! Quelle idée de
sortir dehors, en plein hiver, sans cape ?” observa Hagrid, en les fixant.
En effet, ni Ron, ni Harry n’avaient pensé à prendre leur
cape avant de sortir dans le Parc. Tous deux approuvèrent, saluèrent Hagrid, et
reprirent le chemin du Parc.
Les deux amis sursautèrent soudain lorsque Hedwige,
surgissant de nulle part, vint se poser sur l’épaule de Harry tandis que Coq
(les plumes toutes ébouriffées), à la stupeur des deux amis, venaient se poser
sur l’épaule de Ron.
“- Eh bien ! En voilà un hasard ! remarqua-t-il. Où
étiez-vous passés, tous les deux ?
- Hé, Ron, au
lieu de sermonner Coq, tu n’as pas remarqué quelque chose ?
- Non, quoi ?
- Ben, le silence
! D’habitude, on entend Coq de loin ! Tandis que là, on ne l’a pas vu venir !
remarqua Harry, dont Hedwige mordillait l’oreille. Arrête Hedwige ! Fait pas
ça, s’il te plaît !
- Ah oui ! C’est
vrai, ça ! s’exclama Ron. Coq devient un véritable hibou postal !
s’enthousiasma-t-il en prenant Coq (qui hulula fièrement) dans ses mains.
- Eh ! Il a un
message ! observa Harry, en désignant l’un des pattes de l’animal. Retourne à
la volière, Hedwige, d’accord ?
- Ah oui, tiens
c’est vrai ! approuva Ron, en détachant le message de la patte de Coq, qui
resta bien sage. Et bien ! Je vais de surprise en surprise, aujourd’hui !
ajouta-t-il, alors que Coq et Hedwige repartaient en direction de la volière.
Eh, Harry, c’est pour toi ?
- Pour moi ?
s’étonna ce dernier. Mais ça n’a pas de sens ! Si quelqu’un avait voulut
m’écrire, il aurait plutôt confié la lettre à Hedwige, non ?
- Peut-être !
Mais ton nom y est écrit noir sur blanc !” rétorqua Ron en lui tendant le
papier.
Harry, ayant déplié la lettre, commença sa lecture, mais
s’interrompit brusquement.
“- Harry ? Qu’est-ce qu’il y a ? s’étonna Ron.
- Allons chercher
Hermione ! répondit Harry, en mettant le papier dans sa poche et se dirigeant
vers le château.
- C’est de qui ?
demanda Ron, en lui emboîtant le pas, intrigué.
- Sirius !”
répondit Harry.
Dix minutes plus tard, Ron et Harry avaient retrouvés
Hermione dans la bibliothèque et, tous les trois, étaient assis dans la
volière, adossés à l’un des mur de pierre.
“- Sirius ?
s’étonna Hermione.
- Oui ! répondit Harry, ressortant la
lettre de sa poche.
- Mais, je
croyais que...! commença Hermione.
- Je sais que ça
peut paraître bizarre, mais pourtant...! intervint Harry.
- Mais comment
Hedwige et Coq ont-ils pu les trouver ? s’étonna Ron.
- Je sais pas !
Mais une chose est sûre, vous avez les hiboux les plus intelligents que je
connaisse ! remarqua Hermione. Hedwige a dû se rendre compte que quelque chose
n’allait pas. Depuis l’année dernière, elle avait prit l’habitude de faire des
aller-retour pour envoyer des lettres à Sirius et là, brusquement, elle n’avait
plus rien à faire ! Alors, elle a fait son boulot toute seule ! Elle est
partie, accompagnée de Coq ! Coq a dû trouver un passage par où il pouvait
passer, mais pas Hedwige...!
- Et ben, tu ne
manque pas d’imagination ! l’interrompit Ron. Mais, tu as sûrement raison ! Et
alors, qu’est-ce qu’il dit ? ajouta-t-il à l’adresse de Harry.
- Ceci !”
répondit Harry, avant de commencer à lire la lettre à ses deux amis, après
s’être assuré que personne ne traînait dans les environs, au risque d’entendre
ce qu’ils disaient.
“Harry,
Je ne sais pas comment vos chouettes ont réussies à nous
trouver, mais elles sont très malignes ! Je n’ai pas le temps de tout t’expliquer
! Mais je veux que tu me promettes que, quoi qu’il arrive, tu ne tentes rien !
Voldemort retrouve ses pouvoirs plus vite que ne le pense Dumbledore ! Reste à
Poudlard, tu y seras plus en sécurité !
Sirius.”
Un moment de silence s’abattit sur les trois amis.
“- Harry ? Tu devrais montrer ça à Dumbledore ! intervint
Hermione, au bout d’un moment.
- Ouais, c’est ce
que je vais faire ! répondit Harry, en se levant.
- Harry, on
t’attendra dans la Salle Commune !” le prévint Ron, tandis qu’il quittait la
pièce.
Pourtant, Harry n’alla pas directement au bureau de
Dumbledore. Il descendit dans le hall, sortit du château et s’assis sur les
quelques marches recouverte de neige, ou de ce qu’il en restait après avoir été
piétinée, menant à l’entrée. Songeur, il resta longtemps immobile, dans l’ombre
du château, ignorant le vent glacial qui soufflait.
“Tu m’as l’air bien songeur, Harry !”
Harry sursauta. Il n’avait entendu personne arriver,
plongé comme il était dans ses pensées. Il se retourna et se retrouva face à
Dumbledore, qui s’assit à son tour sur les marches, à côté de Harry.
“- Tu as un problème ? lui demanda-t-il d’une voix douce.
- Non ! Enfin, si
! avoua Harry.
- Tu te fais du
soucis pour les prisonniers, n’est-ce pas ?
- C’est de ma
faute s’ils se retrouvent entre les mains de Voldemort ! Si je n’avais pas été
là, jamais Pettigrow n’aurait pût rejoindre son maître et jamais il n’aurait
pût aider Voldemort à retrouver son corps et Cédric serait encore vivant ! Tout
ça, c’est de ma faute !
- Harry ! Tu n’y
est pour rien dans tout ce qui arrive ! Si tu n’avais pas été là, comme tu dit,
Voldemort serait beaucoup plus puissant, à l’heure qu’il est ! N’oublie pas que
tu as sauvé de nombreux innocents ! Et puis, maintenant, il peut être éliminé !
- Ah bon ?
Pourquoi ça ?
- L’année
dernière, quand il a “ressuscité” et qu’il a rassemblé ses Mangemorts, tu m’as
dit que Voldemort avait expliqué à ses Mangemorts qu’il avait privilégié la
récupération de son corps de mortel, avant de redevenir immortel. Or, même pour
Voldemort, de tels travaux demandent de nombreuses années de travail. Donc, ça
nous laissera le temps de l’éliminer, et cette fois, définitivement. Mais
Harry, je dois te rappeler que tu n’as pas la partie facile ! Voldemort est un
grand adversaire qui t’en veut particulièrement car tu es un obstacle sur le
chemin le ramenant au pouvoir ! En tout cas, quoi que tu en pense, tu as fait
preuve de courage, et de bonté, en sauvant la vie de Peter ! Il a, comme je te
l’ai déjà dit, une dette envers toi !
- Mais il n’a pas
l’air d’en tenir trop compte !
- Met toi à sa
place ! Il est effrayé par Voldemort et il ne lui obéit que pour éviter des
représailles. Voldemort est très dur envers les Mangemorts qui le trahissent.
Ecoute, Harry, je sais que tu en as assez de l’entendre, mais, ne tente rien
pour l’instant. Laisse Voldemort venir, lui-même, te chercher ! Il n’osera pas
s’en prendre à toi, tant que tu seras à Poudlard ! Il attend son heure ! Mais
il n’est pas très patient ! Avant la fin de l’année, il est certain qu’il
tentera quelque chose, ici ! Alors, pour l’instant, le mieux à faire, c’est
d’attendre qu’il attaque pour répliquer !
- Oui, mais plus
on attend, plus il retrouve ses pouvoirs, non ?
- Ce que tu dis
est exact, mais, si on le combat sur son propre terrain, il aurait quand même
assez de force pour que le combat tourne à notre défaveur, tandis que si on
l’attire ici, à Poudlard, on aurait un peu l’avantage de... “l’équipe à domicile”
!
- D’accord ! Mais
rien ne prouve qu’il attaquera cette année, non ?
- Oui, c’est une
autre possibilité ! Mais je le connais suffisamment bien pour savoir qu’il
tentera bientôt quelque chose pour te pousser à sortir de Poudlard ! Sinon, pourquoi
tous ces enlèvements ? Pourquoi cet avertissement, le soir d’Halloween ? Si il
ne comptait pas attaquer cette année, il aurait plutôt essayé de se faire
oublier, mais ce n’est pas le cas !. Mis à part ça, il y a quelque chose
d’autre qui te tracasse ?”
Là, Harry hésita. il repensa à tout ce qui le préoccupait
: la médaille, le rêve qu’il avait fait, où était Voldemort en ce moment et, si
Dumbledore était réellement son arrière-grand-père, ou pas !
“- Non ! mentit-il.
- Hum ! Harry, tu
ferais bien de retourner dans la tour de Gryffondor ! remarqua Dumbledore, en
se levant. Tes amis vont finir par s’inquiéter !
- Oui, j’vais y
aller ! assura Harry, en se relevant à son tour.
- Harry, une
dernière chose, tu ne dois pas t’inquiéter d’éventuels effets étranges qui
aurait pût, ou qui pourrai, se passer, maintenant que tu as cette médaille !
Alors, garde-la sur toi, d’accord ? ajouta-t-il en s’éloignant.
- Oui !” promis
Harry, alors qu’il arrivait à l’escalier de marbre.
Si il avait été moins préoccupé, il aurait sans doute vu
la personne qui l’observait, assise sur le socle d’une armure, près de la
porte, puis qui se leva, avant de rejoindre le directeur de l’école.
“- Eh, Harry ! lui cria Fred, quand il entra dans la
Salle Commune. Une partie de bataille explosive, ça te dit ?
- Hein ? Ah...! Euh...! Oui ! Pourquoi pas ? Mais avant, j’ai un truc à faire, je vous
rejoint tout de suite !
- D’accord ! On
distribue déjà les cartes, alors !” annonça Ron, alors que Harry filait vers
son dortoir.
Là, il
ressortit la petite boîte noire de sa valise, et récupéra la médaille, avant de
rejoindre ses amis dans la Salle Commune.
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